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Seikou Kansen Sakan


Nombre de messages: 71 Age: 20 Clan: Aucun Special: Psychopathe Tueuse
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 | Sujet: Seikou Kansen [ Sakan ] Jeu 4 Juin - 0:14 | |
| A R C H I V E S « J’aurais pu décorer tout ce joli texte d’un bel arc-en-ciel, mais j’ai estimé que la sobriété était de rigueur. » I D E N T I T Y N o m ;Mon nom ne vous intéressera plus, quoi qu’il peut être encore cocasse que je vous en parle, même aujourd’hui. « Seikou », c’était le pseudonyme que je m’étais choisi, parce qu’à l’époque, il me fallait un nom. C’était comme si les gens refusaient à ce qu’une enfant n’ait pas de famille. Je n’en ai jamais eue, pourtant. Alors pourquoi porterais-je leur nom ? Ils étaient morts, ils n’importaient plus. Et personne ne les connaissait. Mais masquer la vérité semblait primordiale. Alors ils m’ordonnèrent de choisir un nom. Et lorsque je l’ai choisi… Je me souviens encore de leur sourire idiot. Puis de leur tête lorsque je leur avais dit que ce n’était pas la bonne orthographe. Selon les Kanjis, Seikou voulait dire plusieurs choses. Ils avaient d’abord écrit « Raffiné ». J’avais corrigé en « Rapport Sexuel ». P r é n o m ;Parce qu’avec mon prénom, « Seikou » prenait encore un tout autre sens. « Kansen » signifie « contagion ». Ce n’était certainement pas le prénom que m’avait donné ma mère avant de mourir, mais je ne m’en souvenais plus. A l’époque de la mort de ma famille, c’était comme si j’avais tout oublié. Et je m’en foutais. J’aimais beaucoup ce prénom. Etre la contagion du monde, enrôlée dans les ninja de Konoha, n’était-ce pas là totalement ironique ? Moi ça me faisait rire, en tout cas… Et qui s’en plaignait ? Les ménagères avaient de quoi barboter des lustres lorsqu’elles me croisaient dans la rue. Les hommes connaissaient aisément mon adresse. Les femmes mariées apprenaient que leurs maris n’étaient que des salauds… Heureusement que je n’avais pas fait cela pour rendre le monde heureux. Parce qu’ils ne l’étaient pas, ces imbéciles. Je n’étais pour eux qu’une maladie qui planait, et qui aurait dû être abattue lorsqu’elle avait été trouvée au bord de la mort… J’adorais ça. Finalement, tout le monde trouva son compte, dans ces foutus pseudonymes. Qui me définissent encore aujourd’hui, d’ailleurs. S u r n o m ;Il y en a de nombreux, d’innombrables même ! Je n’ai guère passé mon temps précieux à les recensés. Je n’ai pas que ça à faire. Qu’importe comment les gens me nomment, ils mourront de toute façon. A g e ;Aujourd’hui, je dois avoir dans la vingtaine d’année. Si on considère que les médecins me donnaient 14 ou 15 ans juste avant la guerre, me voilà bien âgée de 20 ou 21 ans. Ma date de naissance ? Je l’ignore. Et je n’ai jamais fêté mon anniversaire. A quoi cela sert de savoir combien de jours, d’années, de mois, d’heures que l’on a passé dans ce monde ? F a c t i o n . & . G r a d e ;Voilà enfin une question intéressante qui mérite une réponse plus travaillée… bien que mes choix seront expliqués plus loin, dans un résumé plus précis de mon histoire. Mon parcours me mena au Niganmen. Au sommet du Niganmen… J’ai pris la place du Sakan depuis maintenant quelques mois. Je l’ai prise après avoir tué mon prédécesseur.
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|  | | Seikou Kansen Sakan


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 | Sujet: Re: Seikou Kansen [ Sakan ] Mer 10 Juin - 1:30 | |
| D E S C R I P T I O N P h y s i q u e ;La belle est une de ces Geishas machiavéliques qui, par sa simple présence, serait capable de détourner n’importe quel regard de son chemin initial et de le capturer pour l’éternité. La victime aura beau tenter de résister, c’est comme une sombre gravité qui l’entoure… et qui attire les plus faibles dans son périmètre mortel… Elle était déjà magnifique à 15 ans, alors qualifiée de pure merveille de la nature, au divin corps de pécheresse… Que pourrait-on en dire aujourd’hui, étant donné que les qualificatifs de la langue française viennent à manquer ?
Dès qu’elle plantera son regard satanique dans le vôtre, votre vue s’amoindrira et il vous sera alors bien difficile de distinguer autre chose que les deux pupilles ensorcelantes posées sur vous. D’un vert émeraude, ses yeux formeront le regard le plus étrange que vous n’ayez jamais vu… D’aucun disent que les yeux sont les fenêtres de l’âme… Ceux-là même pourront alors se poser la question : Les fenêtres de Kansen sont-elles teintées ou n’a-t-elle tout simplement pas d’âme ? … Car ce n’est pas leur beauté enivrante qui attire réellement, tel un aimant, l’attention de ses interlocuteur mais plutôt … un trou noir de sentiments, une espèce de puit sans fond, où l’on ne peut s’empêcher de fouiller, à s’y briser les doigts, éternellement, sans jamais rien y découvrir d’autre qu’une lueur légère de vie… Sans plus. Ou bien, parfois, un éclair de cruauté, de sadisme, voire d’amusement.
Et puis… Volatile, voilà que la légèreté même vient troubler cette vision trop mystique pour être vraiment réelle, telle une langue de flamme venue brûler votre regard pour le désensorceler par la douleur. Votre fouille inutile s’arrête là, et vos yeux suivront cet éclair de feu pour découvrir la chevelure de la belle. Un roux intense, qui s’approche bien plus de la couleur du sang que de la couleur banale de tout châtain qui se respecte, teint les langues de flammes qui viennent doucement cascader autour de ses pupilles mirifiques, retombant sur ses épaules avec plus de douceur que la jeune fille ne pourra jamais en faire preuve dans son attitude, ses gestes ou ses paroles.
Tel de la soie, elles viennent caresser le grain de peau nacré de son visage d’opale. Une peau légèrement pâle, lisse et dénuée de toute imperfection, complète la description du visage de la Reine de la Peur et du Reflet. Les plus faibles ne s’en tiendront généralement qu’à cette description, incapables d’aller plus loin, morts bien avant que leurs muscles permettent à leur vision de s’étendre plus bas. Pour les autres… Voilà que votre regard capte les premières ombres de formes féminines qui viendront malheureusement faire honneur à la beauté déjà citée…
La finesse de ses traits ne s’arrête donc pas à son visage. La voilà qui descend doucement jusqu’à ses frêles épaules pour s’en aller vers des horizons encore plus voluptueux… Le chemin n’est pas très long, car la miss n’est pas très grande. D’une taille moyenne qui avoisine donc le mètre soixante-dix, … c’est bien là la seule chose « moyenne » que vous trouverez chez elle.
Sous ses épaules, et vous ne pourrez guère que vous arrêter sur cette partie de son anatomie, se trouve l’un des objets de désir des hommes… Tout en elle ne semble d’ailleurs que fait pour attirer ces spécimens dans son antre, sous des draps qui dissimuleront bien sûr des actes tabous pour la plupart des gens… Ronde et délicate, la poitrine de Kansen n’a rien de ces extravagants airbags, trop grossiers que pour être appréciés à leur juste valeur. Tout simplement parfaite, elle vous nargue là, alors que votre regard sera, encore et toujours, attiré vers le bas.
Vers une taille fine et souple, menue qui vient donc former une courbe dans les lignes de sa silhouette transformant ses mensurations en rêve pour les plus imaginatifs. Ne leur disons pas tout de suite qu’ils se plongent dans un cauchemar sans nom… et concentrons nous plutôt sur les fines mains qui viennent glisser sur ses hanches pour s’y poser tranquillement. Des doigts longs et délicats, telles les mimines d’une pianiste... qui ne semblent rien avoir de communs avec ceux d’un combattant aguerri. Ils viennent épouser l’une des dernières courbes avant que celle-ci ne s’éclipse dans la ligne de ses longues jambes… C a r a c t è r e ;P o i n t . d e . v u e ;Kurayami ;
Discrètement ou non, ils mourront. Ces planqués sont peut-être un peu plus difficiles à débusquer, mais c’est ce qui rend le jeu un tout petit peu plus intéressant.
Humei Kongen ;
Il est utopique d’essayer de revenir en arrière. Ce ne sont que des ninjas qui vivent dans un rêve. Et ils mourront aussi. Leur rêve s’éteindra plus vite qu’ils ne l’imaginent.
Saigo Senchi ;
Se battre, c’est bien. Mais si c’est pour aller plus rapidement encore au devant de la mort, c’est stupide. Je ne cautionne pas le suicide. Je préfère encore moi-même répandre leur sang.
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Dernière édition par Seikou Kansen le Dim 21 Juin - 20:23, édité 5 fois |
|  | | Seikou Kansen Sakan


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 | Sujet: Re: Seikou Kansen [ Sakan ] Mer 10 Juin - 1:33 | |
| H I S T O R Y P r o l o g u e . : . L e . s a n g . n e . p a r t . q u ’ à . l a . j a v e l… . ;La première chose dont je me souviens, c’est le hurlement de ma mère lorsque ses bourreaux la prirent comme une vulgaire marionnette avant de l’égorger sur le tapis du salon. Mon père était déjà bien froid alors car ils s’étaient débarrassés du seul rempart à leur symphonie macabre. Et moi, j’étais trop jeune pour me rendre compte que je venais de perdre mes parents, un foyer, un toit, une promesse de survie... Mais pas assez malheureusement pour ne pas sentir la sueur froide couler entre mes épaules de gamine de trois ans qui suçait encore son pouce avec entêtement.
Je m’étais cachée sous l’escalier, dans une petite trappe où mes parents rangeaient les balais et les seaux qui servaient au nettoyage de la maison. Je respirais fort, haletant presque, car la violence de la scène m’avait secouée de sanglots incontrôlables bien que je ne comprisse pas les raisons… De ce fait, ils ne mirent pas longtemps à découvrir ma cachette.
Je ne me souviens pas de leurs paroles mais je me rappelle très précisément avoir vu, dans les interstices de la porte, la main couverte de sang s’approcher. Mes yeux restaient figés sur cette main, dont la couleur m’effrayait autant qu’elle me fascinait. C’était les doigts qui venaient d’ôter toute vie du corps de la mère que j’aimais tant, tel le marionnettiste jetant son pantin dans le feu rougeoyant de l’enfer qui convenait aux violées sans se rendre compte de l’importance de ce jouet pour d’autres.
Il ouvrit la trappe et le sang vint alors tâcher mon col en laine blanche. Et je ne croisais alors plus que son regard bleu acier, aussi glacial que les icebergs qu’on voyait de temps en temps dessinés dans les livres évoquant des contes pour enfant que me lisait mon père le soir avant que je ne m’endorme. Je restais là, la bouche ouverte, les yeux plus ronds que des balles de ping pong en me demandant si moi aussi j’allais hurler comme ma mère ou bien tomber endormie en silence comme mon père…
Mais aucune de ces situations ne se produisit. Je fus tout simplement relâchée, tombant sur le sol d’un bon mètre de hauteur, n’ayant même pas remarqué que mes pieds avaient quitté le plancher. La douleur irradia mes jambes lorsque je me relevais avec hâte pour fuir vers le jardin par la porte de derrière tandis que l’homme se tournait vers ses comparses pour décider de mon sort. J’entendis un grognement lorsqu’il se retourna, décelant le claquement de mes pas sur le parquet. Il allait se mettre à ma poursuite lorsqu’un second bruit attira son attention : celui d’une porte explosant, à l’extrémité opposée de ma fuite…
Moi, je ne me retournais pas. Je courrais, je courrais, aussi loin que je le pouvais, aussi loin que mes jambes me portèrent cette nuit là, nuit d’été sublime qui pourtant vit ruisseler mes larmes et hurler mes muscles de douleur… Qui vit mourir mon cœur… Pour toujours… C h a p i t r e . 1 . : . L a . l o i . d u . p l u s . f o r t . ; L’été passa. L’automne aussi. Puis l’hiver vint, me trouvant, petite enfant de quatre ans, perdue dans une ruelle de Konoha. Depuis quelques mois, je vivais recluse dans un quartier laissé quasiment à l’abandon, un quartier de résidents pauvres qui avaient en général à peine de quoi survivre. Ils étaient déjà tellement préoccupés par leur ventre qu’ils ne se souciaient guère de ma présence.
La rue est un endroit à la fois magnifique et horrible… Elle a un aspect repoussant au premier abord, mais lorsque l’on apprend à la « connaître », c’est un petit paradis où l’on tente de manger des rats ou des déchets, où se laver est inutile et impossible et surtout, où la société est inconnue. La seule règle qui sévit ici, c’est « La loi du plus fort ». Combien de fois n’ais-je pas été battue à sang pour un simple morceau de fromage moisi ? Combien de fois n’ais-je pas sentie la présence douloureuse et désagréable d’un homme en moi ? On prend tout ce qui passe, même s’il s’agit d’un autre être humain. C’est normal. Et au final, même moi j’en ressentais un certain plaisir. Non pas que je me laissais faire, mais l’expérience que je recevais de mes bourreaux m’aidait à supporter leurs coups de reins.
Je ne connaissais plus les larmes. J’avais pleuré de tout mon soûl pendant des jours et des jours, jusqu’à ce que je me rende compte que si je continuais plus longtemps, je mourrais. Mon instinct de survie se réveilla le lendemain et chassa tout ce qui pouvait ressembler à des larmes ou de la tristesse. Me battre ! C’était ça, maintenant, ma vie. Des cheveux sales, des vêtements en lambeaux, voilà à quoi je ressemblais… Mais, assise au fond de ma ruelle, dans les ombres du soir tombant, mon regard cerné de fatigue et de misère brillait d’une lueur farouche. J’étais en vie et j’étais pleine de rage de cette vie que je chérissais et protégeait de mon corps, de mon âme et de tout ce que je pouvais sacrifier pour elle. [ Balise anti-plagiat ]
On dit que les gens qui vivent de cette façon, poussés à de telles limites que leur corps peut à peine le supporter, perdent leur esprit au bénéfice d’une chose qu’ils ne respectent même plus lorsqu’il s’agit d’autrui. Mais les gens disent tellement de choses, et moi je les écoute rarement. J’entends beaucoup de chose, il ne faut pas croire… J’avais même entendu un jour, pas longtemps après mon arrivée dans la rue, qu’on avait découvert une famille assassinée dans la forêt, dans leur maison, par des renégats en quête d’argent et d’un peu de sang. La gamine qui habitait là, la petite Kansen, n’avait pas été retrouvée mais, désormais, on était presque sûre qu’elle était morte quelque part, dévorée peut-être pas une créature de la forêt. [ Cette présentation appartient au forum Planète Naruto ]
Sans même faire attention à leurs paroles, j’avais continué de grignoter le morceau de viande noire et pourrie que j’avais déniché quelques minutes plus tôt, n’ayant même plus conscience qu’ils venaient de parler de moi… Aurais-je dû ? Je n’étais déjà plus la petite fille qui avait disparue. J’étais moi, une Sans-Nom vivant dans les rues au dépend d’une société dont je refusais de faire partie…
Malheureusement, Konoha comportait des Ninjas, souvent d’élites et avec une bonté d’âme dépassant l’entendement. Stupides… Ces mecs se croyaient les maîtres du monde et les régisseurs de toutes les lois. Ils ignoraient quelles lois régnaient là où ils ne mettaient, en général, pas les pieds. Mais un jour, il fut décidé de « nettoyer » le quartier pauvre. De quelle façon ? J’ignore vraiment comment mais pour moi, c’était un crime. Ils étaient venus me déranger dans ma ruelle, cherchant sans doute de la vermine à brûler pour désinfecter l’endroit. Ils tombèrent sur moi…
J’avais déjà dix ans.
Les deux êtres restèrent pétrifiés, tels deux participants au concours « J’imite-une-statue-que-c’est-rigolo ! ». Ils fixaient la petite créature qui se terrait dans un coin de crasse, d’immondices et de déjections. Moi, je ne voulais pas quitter cet endroit. Ici, il n’y avait plus de compassion inutile, seulement la violence de la vie pure et dure. Et j’aimais ça. Mais deux larges mains me saisirent les bras avec force pour m’arracher à mon nouveau monde, tout en me tenant loin de lui.
« C’est une infection ! Regarde-moi ça ! » Brailla son comparse dégoûté.
Et moi, je tentais de mordre, me débattant avec les dernières forces qu’il restait à mon corps meurtri mais le jounin en pleine forme qui me maintenait en place m’interdit toute atteinte à ses poignets. Je m’attendais à nouveau à être violée, ou encore battue par simple plaisir, comme les gosses qui arrachent les ailes d’une mouche par pur sadisme. Je souris vaguement, me souvenant de la dernière mouche que j’avais moi-même torturée.
J’avais envie de leur dire le fond de ma pensée, mais j’en étais incapable et le temps me semblait long tandis que les deux hommes parlaient de m’emmener quelque part, l’un était plus réticent que l’autre. Je n’écoutais pas vraiment ce qu’ils disaient, mes yeux se fermant de fatigue et sous la fièvre qui m’engourdissait les muscles depuis quelques jours. J’étais malade, très malade et ce n’était que grâce à eux que je tenais debout en ce moment même. Je puais déjà la mort avant que mon corps n’ait réellement lâché prise sur la vie. C h a p i t r e . 2 . : . R e t o u r . à . l a . c i v i l i s a t i o n . ; On me dit, plus tard, que c’était un miracle que j’aie survécu à cela vu l’état dans lequel me ramenèrent mes sauveurs. Je perdis connaissance sur le chemin qui les entraîna vers la tour de l’Hokage mais j’imagine vaguement la tête qu’a du faire le vieux en me voyant arriver dans son bureau… J’avais les bras et les jambes aussi fragiles que des cure-dents, dont la taille devait d’ailleurs en être avoisinante. Mes cheveux n’étaient qu’une masse informe de boue, de sang, de déchets en tout genre, bourrée de puces et de poux qui me suçaient le sang sans que je puisse les en empêcher. Mes yeux étaient infectés, ma bouche et mes dents me faisaient un mal de chien et j’avais une vilaine blessure à l’épaule qui n’avait jamais cicatrisé, lieu de vie de plusieurs vers et asticots.
Dans l’heure qui suivit cette rencontre dont je ne me souviens pas, j’étais déjà à l’hôpital, sous les bons soins d’infirmières et de ninjas médicaux bien réticents à me sauver la peau. Je les comprends. J’aurais été à leur place, je me serais abattue dans la ruelle plutôt que d’essayer de sauver des restes pareils. Mais je ne vais pas les plaindre non plus, car je préférais nettement qu’ils aient pris le temps de raser mes cheveux et de me nettoyer de fond en comble. J’eus droit à plusieurs lavages d’estomac, des cures de vitamines et de compléments alimentaires, de bains en un nombre que je n’ai pas calculé.
Et après tout ça, ma fièvre n’était pas encore tombée. Mes défenses immunitaires avaient été mises à mal et il leur fallait le temps de se refaire une santé. Je passais encore une semaine dans un lit, immobile et nourrie à la bouillie avant de pouvoir bouger et de récupérer une vue normale. Combien de temps avais-je passé à l’hôpital ? Des semaines ? Des mois ? Au moins tout ça… Je me souviens de la visite de l’un des médecins, qui avait appris que j’étais réveillée avec plus de lucidité que les jours auparavant où, parait-il, je passais ma journée à délirer.
« Bonjour ! Alors, comment va notre jeune malade ? »
Je ne répondis pas, gardant résolument mon regard aussi glacial que le pays des neiges sur lui. Pourquoi fallait-il qu’il ait un sourire aussi stupide collé sur son visage à la noix ? Pourquoi ne m’avait-il pas laissé crever dans mon monde de merde ? Pourquoi fallait-il que ce soit au moment de ma mort qu’ils me sauvent avec leurs paroles de faux-culs-terreux ? Jamais ils n’avaient recherché la petite Kansen, rescapée du meurtre de ses parents. Mais l’inconnue pourrissante, elle, ils prenaient le temps de la retaper dans un hôpital pour quoi, au final ? La jeter à nouveau dans la rue ? Ce n’était donc que pour augmenter mon espérance de vie ? Pff, je n’avais pas besoin de ça ! Je les haïssais, tous ces gens.
« Comment tu t’appelles ? »
Ah, le ton devient moins aimable tout à coup. Intérieurement, je souris, mais je ne serais heureuse que lorsqu’il me laissera partir. Bon, mon nom ? Bah, il a l’air décidé à me le soutirer, et je n’ai pas encore assez de force pour lutter pour des broutilles pareilles.
Mais c’est quoi, mon nom, déjà ? D’une voix que je reconnais à peine, plus claire et moins gutturale, je prononce les premiers mots lucides depuis quelques mois :
« Kansen. »
A son tour de sourire. Je le lui ferais bien ravaler par l’envers tiens. Mais je me tais à nouveau, laissant le monsieur « je-suis-un-tombeur-aux-dents-blanches » croire qu’il est en train de m’amadouer gentiment.
« Ecoute, Kansen, tu te souviens de ce qui t’es arrivé ?... »
Je crois que cette fois mon regard est assez clair… Comme si je n’avais pas compris ? Et je vous en veux pour ça, nah ! Bon, allez, explique petit zozio, je meuuuuuurs d’envie de t’écouter… Non mais c’est vrai, ne me regarde pas comme ça…
Il parle, il parle donc, m’expliquant que l’on m’avait amenée ici près de trois mois plus tôt dans un état épouvantable. Comme je n’avais aucun argent, aucun parent connu… En fait, il pouvait le dire, je n’avais rien du tout, en fait… Et bien l’Hokage avait décidé que dès que je serais sur pied, j’intègrerai l’académie de ninjas de Konoha pour moi aussi, un jour, protéger le village qui m’avait « sauvée »…
Pardon ?... Je clignais des yeux, éberluée… Moi, ninja ? Mais non ! Je n’en avais pas envie !
« Une sorte de donnant-donnant », finit-il.
Mais je n’avais jamais rien demandé moi !...
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 | Sujet: Re: Seikou Kansen [ Sakan ] Mer 10 Juin - 1:36 | |
| H I S T O R Y C h a p i t r e . 3 . : . E t . t o i , . p o u r q u o i . t u . f a i s . ç a . ? . ; Mes cheveux repoussèrent et on m’apprit à les laver. Je passais encore deux mois à l’hôpital, le temps d’une rééducation musculaire et mentale. Car d’après les infirmières, j’étais « arriérée ». Je leur aurais bien enfoncé leurs aiguilles dans le cou pour de telles insultes mais je contenais ma rage pour supporter ma future entrée à l’académie. J’appréhendais ce jour comme ma propre mort…
J’allais être logée, nourrie, et éduquée par les bons soins de mon cheeeeeeeer village… Que j’en étais émue et comblée… vraiment… J’manquais de vomir à tous mes repas lorsque la pensée m’assaillait à nouveau, mais à part ça, j’étais heureuse… En apparence… Je fulminais intérieurement. Je me demandais qui je pouvais tuer en premier pour me détendre un peu. Malheureusement, la réponse n’était pas à mon goût. Je me ferais trop remarquée si je tuais quelqu’un dans ma chambre d’hôpital, seul endroit où je pouvais aller.
Dans un certain sens, devenir ninja, me permettrait de me défouler « légalement », ce qui n’était pas un point à écarter. Je pourrais peut-être même me spécialiser dans la torture et les interrogatoires… Oh, vi, ça, ça me plairait ! Torture gratuite… leur faire cracher le morceau… J’aime l’idée…
Mais j’aimais beaucoup moins l’idée de devoir passer mes journées entourée de gamins stupides qui ne connaissait rien de la survie dans ce monde…
Enfin bref…
Il fallait aujourd’hui que je quitte cette chambre stérile et impersonnelle pour investir un minuscule appartement dans le centre du village et, demain, j’entamais mes premiers cours. J’étais tellement stressée que je renversais d’un geste rageur la bouffe dégueulasse que l’infirmière m’amena. Mon dernier repas ? Non merci. J’allais aller me chercher un bon bol de ramen quelque part en ville et basta.
J’enfilais consciencieusement les vêtements fournis par … quelqu’un. Aucune idée d’ailleurs. Je devais dormir. Ah ! Je n’aime pas ça, qu’on vienne dans mon territoire quand je dors… Et sans que je me réveille en plus ! Enfin soit… Un pantalon s’arrêtant en dessous [ Présentation appartement au forum Planète Naruto ] de mes genoux frêles, d’une couleur noire, simple… et un haut vert foncé, aussi sombre que les feuilles du village. L’imbécile qui me sert de nourrice m’a dit que cela faisait ressortir mes yeux… Mais je devrais sourire un peu plus…
Je lui ai dit de la fermer, adieu et bon vent ! Et j’ai enfin passé la porte de l’hôpital.
Et puis, sur le seuil de la porte, je me suis arrêtée net, le vent sur mon visage claquant telle une gifle chaude. Que c’était bon, la liberté ! Ma première envie fut de reprendre la direction des quartiers pauvres. Mais, malgré tout, j’étais curieuse de voir cet endroit qui m’attendait. Et j’avais faim… Très faim… Lentement, un pas devant l’autre, je quittais cet enfer blanc pour me plonger dans l’enfer de la foule et de la vie en société…
Un nouveau défi pour une gosse de onze ans…
…
Un mois plus tard, je me demandais réellement si je n’allais pas retourner dans ma ruelle… Je n’en pouvais plus ! C’était pire que ce que je pensais ! Les ninjas… Quelle horreur ! Cela vous bourre le crâne de phrases telles que « protéger vos proches », « protéger votre village », « concentrez-vous », « soyez attentifs ! », « KANSEN, cesse de traumatiser tes camarades !! »…
Moi, j’étais celle qui était assise dans le coin supérieur gauche, à fixer un point vide au dessus du chuunin instructeur, notant les points importants de ce qu’il baragouinait, laissant les détails voler au dessus de mes oreilles. Du coin de l’œil, j’observais les autres élèves, de temps en temps. Eux aussi, je les considérais comme des idiots et des imbéciles. Et je restais discrète, ne me mêlant pas à eux. Lors des pauses, je m’asseyais dans un coin et observait le ciel, sans penser à rien. Et personne ne venait me déranger… En général…
Un jour, on m’adressa la parole. Dans un couloir, un gosse un peu trop gamin était en train de demander à tout le monde « Pourquoi t’as choisi d’être ninja ? ». Les réponses étaient diverses et variées, et je m’en foutais royalement, de toute façon. Mais lorsqu’il arriva à moi – j’avais encore l’espoir qu’il me foute la paix… – je le fixais de mon regard froid, me demandant si j’allais prendre la peine de lui répondre.
Avec un sourire sadique, je finis par faire entendre ma voix, - chose rare… -, à la classe…
« Pour sauver ma peau… »
Vaguement, j’entendis un « Pff, égoïste ! » dans mon dos, suivi de plusieurs murmures.
« Je préfère être égoïste qu’hypocrite. Moi, je vivrais, vous, vous crèverez… » Répondis-je, cassante, impitoyable et incassable avant d’entrer dans la classe. C h a p i t r e . 4 . : . L a i s s e z . g r a n d i r . u n . p s y c h o p a t h e , . e t . v o i l à . c e . q u e . v o u s . o b t e n e z . : . … . ; _________________ Niveau: 5 ~ Volonté: 8/8 ~ PA: 11
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Dernière édition par Seikou Kansen le Jeu 18 Juin - 19:11, édité 1 fois |
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 | Sujet: Re: Seikou Kansen [ Sakan ] Jeu 18 Juin - 18:01 | |
| C h a p i t r e . 5 . : . L e s . c h o s e s . n e . s o n t . p a s . t o u j o u r s . c e . q u ‘ e l l e s . s e m b l e n t . ê t r e . ! . ;Mon cœur battait la chamade, bien malgré moi… Et j’ignorais pourquoi. Je n’avais pas peur de ce qui allait arriver. J’étais confiante. Et il n’est pas du tout dans mes habitudes d’appréhender un moment quel qu’il puisse être. Pourtant, il continuait de tambouriner dans ma poitrine comme un forcené, sonnant une sorte d’alarme que je ne comprenais pas.
Le soleil allait se lever. Et il était temps que mon corps fasse de même. Lentement, j’étirais les muscles à peine reposés. Les journées étaient longues et intenses ces jours-ci, mais non moins plaisantes. Depuis que la guerre avait débuté, quelques années plus tôt, ma vie s’était considérablement remplie de choses que j’appréciais fortement. J’avais quitté le village quelques semaines plus tôt, et depuis, pas un soir ne tombait sans que le sang ait tâché nos vêtements. Et même si mon équipe n’était qu’un échantillon de parfaits idéalistes, il n’en était pas moins fascinant de voir comment de « gentilles personnes qui prônent la paix et la non-violence en théorie » pouvaient se transformer en véritables bêtes assoiffées du sang de leurs ennemis elles aussi.
J’avais eu tout le loisir de les étudier alors que le temps passait et que nous guettions dans les arbres l’arrivée des ennemis, qui faisaient alors l’erreur d’entrer dans le territoire du Pays du Feu par ce côté de la frontière que nous gardions. Nombres de villages étaient déjà tombés, nombreux innocents avaient été massacrés « par accident » (bien entendu…), mais nos ordres étaient toujours de garder cette foutue parcelle de terre, aisément contournable d’ailleurs… La stupidité est contagieuse, il faut croire, car je suivais moi-même ces ordres. J’aurais pu retourner à Konoha et alors prendre mes ordres directement de Danzô… Mais il m’avait explicitement fait comprendre qu’il était primordial de ne pas attirer l’attention sur lui pendant ce temps. Alors j’étais partie, avec l’espoir qu’il me fasse rappeler… Et j’étais toujours là.
J’ignorais ce qu’il préparait. J’ignorais qui allait gagner cette guerre. Et cela m’irritait de plus en plus que les jours sans ennemis à l’horizon se faisaient plus nombreux. Ce matin encore, j’avais l’impression qu’il faisait beaucoup trop calme, les battements de mon cœur mis à part. Sourcils froncés, je finis par me lever. Dormir à même le sol ne m’a jamais dérangée. Pour mes coéquipiers, c’était une autre histoire. Et on ne passait jamais outre les grognements de protestation le matin. J’avais donc pris l’habitude de prendre le quart de surveillance juste avant le lever, pour aller me percher à une distance raisonnable des voix. Une routine qui commençait sincèrement à me faire chier… Ou plutôt me faire vomir, vu les nausées qui avaient commencé à me prendre le matin...
L’aube était là, resplendissante. Je l’avais vue mille fois, sous tous les angles de cette région. Et je m’en étais foutue mille et une fois. Le ninja que je relevais s’était assoupi sur sa branche. Je le réveillais alors sans ménagement, avant de prendre place à mon tour, et de river les yeux sur les accès possibles à notre petit campement de fortune. Ennui total, qui allait encore durer un moment, si la guerre ne se terminait pas rapidement… Ironie du sort, j’ignorais alors que mes pensées allaient être exaucées.
Le soleil déversait ses rayons sur la vallée que nous surplombions de l’une des collines. Ce n’est qu’aux premières lueurs que je remarquais quelque chose d’inhabituel. Un éclat était venu se refléter sur quelque chose d’étincelant, à seulement un ou deux kilomètres. Figée, je plissais alors les yeux pour mieux voir mais le soleil aveuglant ne m’aidait pas… Mais j’étais certaine d’une chose avant d’aller réveiller les autres en urgence : la menace s’approchait et elle ne venait pas de Suna, car ils avançaient parallèlement à la frontière. A moins qu’ils aient voulu faire un détour juste pour le fun, nous avions alors à faire à quelque chose d’inconnu. Et il était urgent d’aller vérifier cela…
Notre groupe se mit en route. Nous étions cinq et tous bien entraînés. Trois juunins et deux chuunins (dont je faisais alors partie) avec, dans le lot, un medical nin. Les plus discrets iraient en reconnaissance, tandis que nous ne serions pas loin au cas où il y aurait besoin… Je m’étais faites aux ordres de l’équipe, même lorsque ceux-ci ne convenaient pas aux situations. Ce jour-là, j’étais plus curieuse qu’encline à faire ma rebelle. En nous approchant, nous commencions à préciser la nature de la menace qui s’approchait toujours, lentement : des hommes, vêtus de métal. Pourquoi et comment, nous n’en savions encore rien. Il était d’abord primordial de savoir s’ils étaient une menace ou non…
Nous n’eûmes jamais l’occasion de leur demander. Ils nous repérèrent bien avant même que nous soyons entrés en action… Et ils nous tombèrent dessus avec une efficacité que je n’avais, jusqu’alors, jamais vue dans un combat. Nous fûmes submergés… Littéralement. Le premier tomba comme une poupée incapable de se défendre. Aux premières secondes, une colère sourde m’emplit : c’était un ninja, bon sang ! Pris par surprise ou non, ce n’étaient que des hommes devant nous, sans apparemment aucune maîtrise du chakra !
Mais alors que je tentais moi-même de me défendre… je dû vider la moitié de mes forces avant de me rendre compte de ce qu’il se passait. C’est-à-dire rien. Absolument rien.
« Courrez !!! » Entendis-je vaguement, pantelante sous un coup que je n’avais pu éviter. Mes jambes répondirent à l’appel de la fuite toutes seules, comme des grandes.
Nous avions la faveur du terrain. Et ils avaient la défaveur de leurs armures de métal étrange. C’était probablement ça qui était à l’origine de ce… massacre… Mais je m’avançais trop vite. Tout cela avait été si rapide, si stupide… Qu’à partir d’un moment, je ne savais même plus trop ce que je fuyais. Des mecs en armure ! J’étais plus forte que ça. Mais cela n’avait pas marché cette fois là. Et je sentais mon épaule gauche douloureuse et poisseuse.
Au bout d’un autre moment, je remarquais que j’étais seule. Le soleil était haut dans le ciel et je n’en pouvais plus. Je m’arrêtais enfin, à bout de souffle et de force, au bord d’un cours d’eau. Où étaient les autres ? Je m’en souciais peu. Je me dirigeais vers Konoha. Il fallait que j’avertisse Danzô de ce qui s’était passé. Peut-être qu’il en savait plus que moi sur cette histoire d’hommes de métal… Après une courte pause, je repartis, le plus rapidement possible. C h a p i t r e . 6 . : . P a s . u n e . r a i s o n . p o u r . l u i . f a i r e . c o n f i a n c e . . . . . ; _________________ Niveau: 5 ~ Volonté: 8/8 ~ PA: 11
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 | Sujet: Re: Seikou Kansen [ Sakan ] Jeu 2 Juil - 21:58 | |
| Allez, au risque de me faire foudroyer sur place, je tiens à dire que je NE PEUX PAS mettre seulement 1xp pour cette Maj. En seulement deux posts, la quantité, la quintessence de l'intensité RPique... une fois de plus, tout est là.
[Maj validée, +4xp, au diable les limites, si les règles existent c'est pour limiter les exceptions!] _________________  Niv°10| Volonté 11/13|PA:13| |
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