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Dokakû Aspirant de Konoha

   Age : 15 Inscrit le : 09 Fév 2008 Messages : 45 Village : Konoha Clan : Kiroto Special : Genjutsu, dévoreur de livres, et musicien à ses heures .::RPG::. PV:
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| Sujet: Entraînement de Dokakû Mar 4 Mar - 21:16 | |
| Entraînement au henge no jutsu
Après le jour de repos qui avait suivi celui des entraînements au maniement des armes, Dokakû avait décidé de cesser de rester chez lui à longueur de journée pour ne rien faire. Il lui restait encore pas mal d’entraînements pour passer l’examen et réussir à devenir chuunin. Notamment le Henge no jutsu. Enfin cela devenait intéressant pour le jeune aspirant. Il allait enfin pouvoir s’exercer dans son domaine. Tout ce qui était malaxage de chakra, théories ninjutsu et genjutsu était son péché mignon. De plus, il ne se débrouillait pas trop mal pour contrôler son chakra. Il avait entendu parler des ninjas spécialisés en ninjutsu médical, ceux-là étaient capables de contrôler parfaitement tout le flux à n’importe quel endroit de leur corps, ce qui était un avantage considérable en combat particulièrement contre le genjutsu. Il était plus difficile pour un genjutsu spécialiste de combattre un ninjutsu médical, car le genjutsu consistait à perturber le flux de la victime. Bref, inutile pour lui de faire des grands calculs pour savoir que ses aptitudes en ninjutsu était très négligeables par rapport à ses prédispositions pour les autres domaines. Enfin, ça c’est seulement ce qu’il croyait. Dokakû avait choisi pour faire son entraînement le lieu même où il avait pêcher son poisson façon ninja. Ainsi, il pourrait se voir dans la rivière afin de constater soit sa réussite soit l’étendue des dégâts causés.
[j’ai…(attendez je regarde) 4 en concentration ce qui me fait 6 essais en 3 jours, donc trois posts]
Le garçon réfléchit quelque instants pour se souvenir de sa leçon sur le Henge.
"Alors d’après le livre que j’ai compulsé hier soir, il s’agit de ‘concentrer son chakra dans tout le corps pour prendre la forme de l’individu ou de l’objet que l’on souhaite".
Après s’être remémoré la signification du jutsu, il joignit ses mains pour tester son aptitude à concentrer son chakra. Il ferma les yeux, et se concentra intensément sur son système nerveux, de là ou partait les autoroutes de chakra. Pendant quelques secondes, il resta comme ça, sans que rien ne se passe vraiment.
**Quoi !? Je ne suis même pas capable de concentrer mon chakra ? Moi qui croyais pourtant avoir une bonne maîtrise de ce domaine, je me retrouve tout seul avec mon orgueil. Ca m’apprendra à être prétentieux et trop confiant.**
Il essaya cette fois une autre méthode. Plutôt que de se plonger directement dans la concentration intense dés le début, il préféra fermer les yeux et se calmer, pour faire le vide dans sa tête afin de mieux y arriver. Après, il refit comme la première fois et se concentra, de plus en plus, malheureusement sans que rien ne se passe de nouveau. Mais le garçon ne s’arrêta pas là, pour rien au monde il n’aurait relâché son attention une seule seconde. Il continua, et tout d’un coup senti comme une petite décharge dans la partie droite de son cerveau, un petit picotement auquel il n’aurait pas prêté attention à un autre moment, mais d’où l’importance était cruciale maintenant. Puis peu à peu, comme si des milliers de fourmis parcouraient son corps, ce petit picotement se répercuta dans tout son être. Il ouvrit les yeux et remarqua que de la poussière voletait un peu autour de lui.
**J’ai réussi, c’est génial comme sensation, je ne m’attendais pas du tout à ça !**
Enfin, l’énergie autour de lui disparut et la poussière cessa de voler.
**Maintenant que je sais à peu près contrôler mon chakra, je vais pouvoir tenter le henge. Mais à mon avis ce n’est pas vraiment gagné.**
Il reprit un peu son souffle, refit les mudras, les gestes qu’il devait accomplir pour que la métamorphose se fasse, et se concentra. Il resta cinq secondes à attendre en faisant le vide, et joignit de nouveau les mains dans claquement. Il mit moins de temps que précédemment pour malaxer son chakra (la pratique est la meilleur des méthodes d’apprentissage, on ne le dira jamais assez). Enfin, quand il jugea être arrivé au point culminant de sa concentration, il fit les mudras en s’écriant :
"Henge no jutsu !"
[- 4 PC] Il y eut un faible petit claquement avec un peu de fumée, puis plus rien. Dokakû partit se regarder dans la rivière mais à mi-chemin, il dit pour lui-même :
"N’importe quoi ! Non mais quel crétin, bien sûr que ça n’a pas marché !"
Puis en s’observant dans le reflet calme de l’eau il put juger de son incroyable étourderie et de sa bêtise : il avait fait une métamorphose sans même s’être transformé ! Il n’avait rien pensé au moment de le faire et avait complètement oublié de se changer en quelque chose. Du coup, il avait évidemment la même apparence qu’avant !
**J’ai l’impression que je bat des records en matière de bêtise.**
En traînant les pieds, le jeune aspirant revint à l’endroit où il se trouvait précédemment en se donnant des coups de poings sur la tête. Puis il réfléchit à l’apparence qu’il pourrait prendre. Une minute plus tard, il leva l’index en l’air, ce qui signifiait : ‘’j’ai trouvé’’ Pour la troisième fois, il joignit ses mains à plat, paume contre paume, et se concentra. Il ne prit pas de temps pour faire le vide cette fois. Quatre secondes plus tard, l’impression désormais pratiquement familière de petits picotements dans le corps se réitéra. Il put faire les mudras, qu’il effectuait d’ailleurs de plus en plus vite à chaque essai, et pensa fort à la personne à qui il voulait ressembler.
"Henge no jutsu !"
[- 4 PC] Il y eut une détonation avec un petit nuage de fumée le cachant à la vue de quiconque l’aurait regardé à ce moment là, et Dokakû réapparut. Comme il ne pouvait pas voir à quoi il ressemblait tout de suite, il s’avança vers la rivière. Un petit renard était en train de s’y abreuver. C’était un animal très sociable dans le village car il n’avait pas peur des gens et se laissait caresser par tout le monde. Seulement cette fois, en voyant l’ombre arriver derrière lui, il se retourna, et déguerpit en glapissant au passage de la silhouette du garçon.
**Mince alors, je ne dois pas être très beau à voir !**
C’était un véritable euphémisme. La...créature en train de le regarder dans la rivière n’avait même pas lieu d’être dans l’imagination de l’aspirant, pourtant débordante. Il avait une figure difforme, affublée de trois globes oculaires jaunâtres, d’un morceau de nez, et d’une bouche, ou plutôt d’une ouverture, disproportionnée. Le même adjectif trois fois plus fort aurait pu caractériser l’énorme bosse molle et tombante qui lui faisait office de ventre, quant à ses bras et ses jambes, n’en parlons pas. Son apparence était tellement horrible à soutenir du regard que le garçon se détourna de la rivière. Il repris sa silhouette habituelle et se promit de travailler dur pour progresser s’il ne voulait pas être expulsé avec pertes et fracas de la salle d’examen prochainement. Puis il songea à faire ses excuses à Kazon.
[La tentative de malaxage de chakra du début ne compte pas comme un essai, je précise.] _________________

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|  | | Dokakû Aspirant de Konoha

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| Sujet: Re: Entraînement de Dokakû Sam 8 Mar - 15:31 | |
| Entraînement au Henge no jutsu - 2ème jour
Chose curieuse, contrairement à d’habitude, Dokakû n’était pas vexé ou même déçu par sa prestation de la veille. Il était même plus déterminé et plus d’attaque encore. Pour lui, quand on réussissait du premier coup on était moins à l’aise après en combat. Tandis que lorsque l’on recommençais plusieurs fois, on avait conscience de ses erreurs et des ses points faibles, ce qui permettait de mieux les corriger ensuite. C’est donc après une bonne nuit de sommeil qu’il revint au terrain d’entraînement. Son grand regret était qu’il ne pouvait malheureusement pas faire beaucoup d’essais par jour, étant donné que sa réserve de chakra, pour la première fois de son existence entamée, ne pouvait supporter trop de transformations. La dernière fois, alors qu’il avait essayé de faire une transformation de Kazon, il s’était retrouvé avec l’apparence d’un espèce de tas de gras plus laid que les dents de Joey Star, une personnalité connue d’un pays lointain. Cette fois, il allait mieux se concentrer sur l’apparence de son ancien professeur de lettres. Il avança sur le terrain herbeux, mouvant par la volonté du souffle du vent, une petite brise rafraîchissante qui persistait depuis le soir de la veille. L’atmosphère était agréable, avec des nuages mais sans grande quantité, entre lesquels perçaient les doux rayons du soleil qui éclairaient de leur tiédeur la plaine et le lac qui miroitait sous cet effet. Les petits animaux se promenaient, furtivement cependant, de façon à échapper aux regards un peu trop curieux des visiteurs indiscrets. Les oiseaux chantaient et volaient par petits groupes, comme des amis dont les liens auraient été si forts qui auraient pu s’élever dans les airs par cette irrésistible attraction.
**Belle journée ! Tout est parfait pour un entraînement réussi.**
Alors l’esprit détendu et les membres relâchés, il ferma d’abord les yeux pour mieux ressentir la vie de la nature sous toutes ses formes, aussi bien auditive que part le sixième sens des ninjas, celui de la présence, quelque chose que personne ne peut parfaitement expliquer tant il renferme de mystères. Puis il se mit en position et joignit ses mains paume contre paume. Deux secondes plus tard, la sensation de fourmillement se déclara de nouveau dans toutes les parcelles de son corps, signe que le chakra circulait bien. Il attendait encore trois secondes tout en se concentrant intensément sur son maître. Le visage de celui-ci apparut alors clairement dans son esprit, alors il fit les mudras indispensables à la réalisation de la transformation. Il s’écria :
"Henge no jutsu !"
[- 4 PC] Il y eut une grande détonation comme les fois précédentes, puis un nuage de fumée blanc. Après la dissipation de cette fumée, le jeune aspirant retourna vers la rivière se regarder et constata que c’était mieux que la première fois. Son visage ressemblait à celui de Kazon, avec des défauts cependant, mais dans l’ensemble c’était assez réussi. Enfin, c’est ce que se serait dit le garçon si il n’avait pas remarqué le corps toujours aussi ventripotent et bosselé que sa première apparence avait lui-même effrayé. Décidément, pour le corps, ce n’était pas encore ça.
**Ce n’est pas grave, j’y arriverai mieux la prochaine fois, c’est ce qu’il faut toujours se dire en cas d’échec.**
Il repris donc sa forme initiale avec soulagement. Sa grande hantise lorsqu’il se transformait - il avait honte de se l’avouer - mais il avait une peur bleue de garder l’apparence de celui à qui il l’avait prit. Et cette angoisse était pire quand il voyait le résultat de ces efforts. Pas question de rester avec une énorme forme et la tête de Kazon, il ne pourrait plus vivre. Là-dessus, après avoir calmé un peu ses nerfs, il se remit à se concentrer afin de faire une meilleure chose cette fois. Il ferma les yeux, pensa très fort au visage de Kazon, et se focalisa ensuite sur la partie anatomique, laquelle il avait omis la fois précédente. Il essaya de faire quelque chose de plus mince, ressemblant à la silhouette de son ancien professeur, et malaxa son chakra. La poussière vola autour de lui comme chaque fois, puis après s’être remémoré l’image dont il voulait prendre la forme dans sa tête, il effectua les signes avec ses deux mains.
"Henge no jutsu !"
[- 4 PC] L’habituelle détonation. Le même nuage de fumée blanc. Qu’est ce que Dokakû allait bien pouvoir découvrir cette fois ? Il espérait de tout son être que ce soit un résultat satisfaisant au moins pour une fois. Il marcha vers la rivière, le cœur battant plus vite qu’à l’habitude, et se regarda dans le reflet de l’eau transparente. Ce n’était pas si mal que cela ? Le visage ressemblait de plus en plus à Kazon, avec toutefois quelques boutons qui ne devraient pas être là et des sourcils roux au lieu d’être bruns, mais c’était très encourageant. Malheureusement, le corps n’était pas encore réussi pour cet essai. Le garçon avait voulu le faire plus mince, hé bien il était servi. Il était sûrement beaucoup plus mince que Kazon, et peut-être même que n’importe qui dans le village. Le manteau de son professeur, qu’il avait bien réussi à représenter, était quatre fois trop grand pour lui. Le contraste était extrêmement frappant entre le visage et le corps. L’aspirant n’osa pas regarder en dessous des vêtements de peur de voir un véritable squelette humain vivant.
**Bon, hé bien ce n’est pas encore pour aujourd’hui le henge.** _________________

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|  | | Dokakû Aspirant de Konoha

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| Sujet: Re: Entraînement de Dokakû Dim 9 Mar - 18:04 | |
| Entraînement au Henge no jutsu - 3ème et dernier jour
Le lendemain, son troisième jour, bien plus en confiance et de bonne humeur, Dokakû était sur le chemin pour retourner au terrain d’entraînement devant la rivière, son emplacement favori, quand il fut surpris par un de ses amis de son ancienne école de lettres de Konoha. Cela faisait depuis la veille de son inscription à l’académie des ninjas qu’ils se s’étaient plus revus.
« Ca alors, je ne m’attendais pas à te trouver ici. Depuis que j’ai appris de ta bouche que tu voulais devenir un ninja, je désespérais de ne jamais te revoir. Chaque fois que je suis allé chez toi, ton père ou ta mère me disait que tu t’entraînais je ne sais où. »
Il s’appelait Riku. Il avait le même âge que le jeune aspirant, même s’il était légèrement plus grand. Avec ses cheveux roux, ses tâches de rousseur et son visage innocent ayant un certain charme, les filles ne lui étaient pas indifférentes, ce qui ne lui faisait ni chaud ni froid. Il n’aimait pas vraiment les filles (ni les garçons je vous rassure).
« Moi non plus je ne m’attendais pas à te voir ici, je croyais qu’il y avait cours aujourd’hui. Pourquoi tu n’y es pas ? »
« Me fais pas la morale, c’est justement pour ça que j’ai séché, le prof me tape sur les nerfs ! »
Son ami étouffa un petit rire. C’est vrai que question discipline il n’avait jamais été dans les premiers de la classe, mais ses parents l’avait inscrit parce qu’il avait des dons en lettres assez hors du commun. C’était un surdoué de l’écriture, mais parfois un peu rebelle. D’ailleurs, Dokakû et lui avaient toujours été en compétition pour la meilleure moyenne de l’académie, mais ce dernier avait toujours gagné. C’était vraiment la seule raison qui poussait le directeur à ne pas renvoyer le garçon, des talents comme lui, il n’en arrive pas tous les ans, même tous les dix ans.
« Pff, décidément tu ne changeras jamais toi hein ? »
Soudain, le garçon remarque que son ami se grattait le milieu du front tout en repoussant sa mèche tombante. Ce signe là, il était repérable à des kilomètres : quand il faisait ça, cela signifiait qu’il était tracassé par quelque chose.
« Qu’est ce qu’il a ? »
« Moi ? Rien. »
« Je t’en prie ne me fais pas passer pour un crétin, tu veux me demander un truc, c’est ça ? »
Riku soupira :
« En fait, je me demandais si je pouvait t’accompagner à ton entraînement…juste pour voir. »
« Je m’en doutais. Bien sûr que tu peux venir, mais tu gardes le secret, je ne veux pas que tout le monde vienne me voir. Si j’ai choisi un endroit calme et bien caché sans même en parler à mes parents, c’est qu’il y a une raison. »
Le garçon leva la main gauche, mit la main droite sur son cœur, et déclara d’une voix exagérément solennelle :
« Je jure de ne jamais révéler ton secret, même sous la torture. »
« Crétin ! »
Et c’est en rigolant bras dessus bras dessous que les deux amis partirent pour le terrain d’entraînement.
Quelques minutes plus tard, ils arrivèrent près de la rivière, au coin de tranquillité de Dokakû.
« Je vais te montrer en quoi consiste mon entraînement. »
Le jeune aspirant ninja plaqua ses mains l’une contre l’autre et se concentra. Deux secondes plus tard, de la poussière jaillissait tout autour de lui comme si une mini tornade s’était trouvée à l’emplacement du garçon. Riku regardait, impressionné :
« C’est génial ! Comme tu fais ? »
« Attends je n’ai pas fini. »
Il ferma les yeux, et fit apparaître dans son esprit la silhouette de Kazon, puis ses habits, et enfin son visage. Ayant en tête tous les facteurs de sa réussite, il fit les mudras et s’écria :
"Henge no jutsu"
[- 4 PC] Comme à chaque fois, il y eut une grande détonation et de la fumée blanche. Cette fois, le garçon était presque sûr d’avoir réussi. Le nuage de fumée se dissipa et la nouvelle forme de Dokakû apparut aux yeux de son ami. Celui-ci les ouvrit pour les avoir rond comme des billes. La surprise se lisait sur son visage encore plus facilement que la profonde bêtise sur la figure de Jean Claude Van Damme (une célébrité d’un pays lointain XD).
« Alors ça…c’est incroyable »
Ne sachant pas trop si sa transformation était réussie, il s’avança vers la rivière et considéra avec le plus grand soulagement qu’il avait pratiquement réussi à 100 % sa technique. Le visage de son professeur apparaissait avec les même défauts mais avec plus de réalisme que la veille, quant au corps, il était quasiment parfait, avec seulement les jambes d’un peu plus grosses proportionnellement au reste du corps. Les vêtements également étaient bien faits, c’était très convainquant. Dokakû se retourna et vit que Riku était complètement ébahi. Puis il se reprit et dit en riant :
« Hé dis donc Doka, c’est pas parce que je sèche les cours que tu dois me le rappeler en prenant l’apparence du prof ! »
L’aspirant rigola à son tour, et dans un claquement il repris sa forme habituelle. Son expression réjouie en disait long sur son état d’esprit. Il était heureux d’avoir enfin fait quelque chose de très ressemblant à ce qui voulait. Cela faisait trois jours qu’il s’entraînait, et il avait le fruit de ses efforts. Mais les réjouissances furent de courte durée. Au moment même où Riku s’apprêtait à féliciter son ami, ils entendirent un bruit. Un bruit de pas. Puis une voix :
« Riku, sale garnement, je sais que tu es ici ! Je t’ai entendu ! »
Le regard du sale garnement en question s’affola tout d’un coup. Il murmura :
« C’est le pion, je vais me faire tuer s’il me voit ! »
Il s’apprêtait à s’enfuir à toutes jambes quand son ami l’arrêta.
« Attends, si ça se trouve, c’est tout ce qu’il veut. Que tu déguerpisses pour ensuite t’attraper. »
« Hé alors, tu as une meilleure idée ? »
Dokakû fronça les sourcils et dit d’une voix malicieuse :
« Peut-être bien oui… »
Il malaxa son chakra, et se concentra intensément. Cette fois-ci, ce n’était pas un entraînement, il le savait, il fallait qu’il réussisse impérativement pour que son plan fonctionne. C’est donc avec une détermination hors du commun et presque comme si sa vie en dépendait qu’il fit les signes avec ses mains et qu’il dit, assez bas pour ne pas que l’homme l’entende :
"Henge no jutsu."
[-4 PC] Le petit claquement, la fumée blanche, et un Kazon parfait sous toutes ses coutures apparut. Pratiquement au même moment, le pion arrivait en grommelant :
« Qu’est ce qu’il fait encore ? J’ai entendu un bruit…Ha il va regretter de m’avoir fait courir jusque ici cet espèce de… »
Mais il s’arrêta en tombant nez à nez avec le professeur de lettres de l’académie. Sa stupéfaction était telle qu’il tomba sous le choc et sur les fesses (pas mal hein ça ?). Il balbutia :
« Mais…qu’est ce que…qu’est ce que vous faites là ? »
Puis il remarqua Riku et son expression se fit plus dure.
« Toi tu… »
Mais Kazon se mit devant l’homme et déclara :
« Ce serais plutôt à moi de vous retourner la question, j’aimerais bien savoir pourquoi vous interrompez la leçon de morale que je donnais à ce jeune garçon ? »
« Heu…hé bien… »
D’un ton encore plus hautain, Kazon, ou plutôt Dokakû dit :
« Si vous vous contentez d’explications aussi peu constructives, je vous conseille de partir immédiatement avant que je n’avertisse le directeur de l’académie de vos petites escapades en plein milieu de la journée. »
Sans se le faire dire deux fois, le surveillant se releva et parti en trottinant tout en murmurant des « bien monsieur » toutes les trois secondes. Quelques secondes plus tard, après être certain que l’homme était bel et bien parti, Dokakû reprit sa forme initiale et éclata de rire. Riku l’imita et entre deux spasmes, déclara :
« Tu as été parfait ! La tête qu’il a tiré le pauvre, c’était vraiment comique ! »
Puis le jeune aspirant, heureux d’avoir réussi un henge parfait, et son ami, mort de rire sans pouvoir s’arrêter de l’expression du pion, partirent tous les deux chez Ichiraku pour fêter ça autour d’excellents ramens.
[fin de l’entraînement pour le henge] _________________

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|  | | Dokakû Aspirant de Konoha

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| Sujet: Re: Entraînement de Dokakû Sam 15 Mar - 20:43 | |
| Entraînement au Bunshin no jutsu
[J’ai 4 en concentration, ce qui fait 10 – 4 = 6, soit 6 essais, et 7 – 4 = 3, ce qui fait trois jours donc trois posts]
Après avoir passé avec succès l’épreuve du henge no jutsu de l’académie devant Tsunade, Dokakû avait été tellement content que la première chose qu’il avait fait à son arrivée chez lui avait coûté à son front une très jolie cicatrice. En effet, tellement heureux de sa réussite, il était entré en trombe par la porte et s’était prit les pieds dans l’ouverture. Sa chute l’avait conduit à faire connaissance avec le coin de table à manger de la cuisine et quelques secondes plus tard, il était dans son lit à demi assommé avec un tissu trempé sur la tête. Ne profitant pas du fait qu’il était allongé pour négliger ses entraînements, il s’était immédiatement mit à l’étude de la prochaine technique qu’il devait maîtriser afin de passer son second examen. Le bunshin no jutsu. Cela consistait à se démultiplier en créant des clones de soi-même, informes et ne craignant pas les attaques, ayant pour but de désorienter et déconcentrer l’adversaire. Pour l’étude de ce jutsu, les professeurs avaient préconisé l’utilisation du manuel scolaire. Seulement, la personnalité même du jeune aspirant ne se résolvait pas à utiliser des choses de ce genre. Il voulait de l’approfondissement lui. C’est pourquoi il avait demandé à son père de lui ramener un livre de la bibliothèque avec pour sujet le bunshin no jutsu. Il avait ensuite étudié toute la journée de sa convalescence et en était ressorti rasséréné, comme à chaque fois qu’il finissait un ouvrage.
Le lendemain, il était fin prêt pour son troisième entraînement. Cette fois-ci, pour varier un peu les endroits, il avait décidé de s’entraîner non loin des montagnes des Campanule, près de la falaise. Le terrain était très rocailleux, l’air plus rare à cause de l’altitude mais justement, c’était le lieu rêvé pour gagner en endurance. Le garçon rejeta ses cheveux en arrière, respirant avidement cette magnifique paix et cette solitude de la montagne. Le vent battait les extrémités de sa veste et apportait à son esprit comme à son corps une force supplémentaire pour attaquer l’entraînement.
« Ha…loin de la pollution sonore du village…Quel bonheur. »
Là-dessus, il sortit quelque chose de sa sacoche. C’était une flûte en bois habilement et artistiquement taillée. De magnifiques gravures et sillons s’entrelaçaient et s’entrecoupaient pour créer des formes à la fois délicates et mystiques. Cet instrument appartenait à la famille Kiroto depuis des générations. On pouvait d’ailleurs observer de petites éraflures et des petites entailles, signe de la vieillesse de l’objet. Le garçon avait toujours eu une bonne oreille. C'est-à-dire qu’il était capable de donner un nom à la note qu’il entendait ou la jouer. En l’occurrence, il avait appris la musique dés son plus jeune âge, mais avait arrêté à cause de ses études à l’académie de lettres. Il porta l’instrument à ses lèvres et joua un air doux et calme dans le grave pour exprimer sa plénitude. Ses doigts agiles se promenaient sur le bois et les yeux fermés, il ne jouait pas, mais ressentait la musique. C’est à cela que l’on reconnaît un vrai musicien. Après cet instant de détente, il remit la flûte dans sa sacoche, et plus serein que jamais, il se remit debout, fermement décidé à maîtriser le bunshin en peu de temps.
« Aller, c’est le moment ou jamais, il faut que j’applique tout ce que j’ai lu sur ce jutsu. »
Il plaqua donc les mains paume contre paume pour malaxer son chakra. Une fraction de seconde plus tard, l’énergie cachée se diffusa un peu partout dans son corps. Il fit ensuite le mudra, le signe du tigre, et s’écria :
"Bunshin no jutsu !"
[- 4 PC] Il y eut encore une fois un écran de fumée et Dokakû réapparut, en un seul exemplaire.
**Mince alors, qu’est ce qui a bien pu se passer ?**
Il réfléchit quelques secondes, et trouva la réponse à sa question.
« Mais oui ! Je n’ai pas bien utilisé mon chakra ! Le bunshin no jutsu n’est pas du tout comme le henge, non seulement il faut faire d’autres signes, mais il faut également répartir son chakra différemment. C’est pour ça que ça n’a pas marché. »
Il refit donc une tentative. Il concentra son chakra, mais cette fois-ci, il essaya de le faire circuler dans tout son corps, même dans les parcelles qu’il n’avait pas encore exploré. Il avait lu bien assez de bouquins pour connaître parfaitement la circulation du chakra par les autoroutes dans le corps. En pensant qu’il avait réussi, il refit le signe du tigre et cria :
"Bunshin no jutsu !"
[- 4 PC] Le nuage de fumée, puis la surprise. A coté du garçon, il y avait un autre lui, mais en beaucoup plus transparent. C’était un clone très léger et très laborieux mais pour un début le jeune aspirant trouvait cela plutôt satisfaisant.
**Bon, au moins je suis allé au but de ce que je m’étais fixé aujourd’hui.** _________________

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| Sujet: Re: Entraînement de Dokakû Dim 16 Mar - 15:35 | |
| Entraînement au Bunshin no jutsu - 2ème jour
Le lendemain, Dokakû revenait au terrain d’entraînement, le cœur léger et en compagnie de son ami Kira. Les deux adolescents s’étaient revus plus fréquemment depuis le jour où le jeune aspirant l’avait amené à son entraînement au henge. Il l’avait d’ailleurs sorti d’un mauvais pas en se faisant passer pour Kazon, le professeur de Kira, et ainsi ridiculiser le surveillant de l’académie sous les yeux de ce dernier. Il avait ensuite passés des soirées entières à se raconter cette aventure en se remémorant l’expression du pauvre homme qui ne savait pas ce qu’il devait faire. A chaque fois les deux garnements n’en pouvaient plus de rire et ils retrouvaient enfin leur complicité d’avant leur séparation dans des domaines différents. En effet, car si Dokakû avait décidé de devenir un ninja, Kira, lui, envisageait de devenir un grand écrivain reconnu dans le pays du feu voir même dans le monde entier. D’ailleurs, comme son ami, il passait dans quelques temps un examen qui lui permettrait d’accéder à un niveau supérieur dans l’académie de lettres. Et si tout marchait bien, dans deux ans, il partirait à Kumo, là où était l’école la plus renommée du monde, en quittant Konoha, son village natal. Mais en attendant, c’était le week-end et par conséquent, les deux compagnons pouvaient faire ce que bon leur semblait. Enfin, Dokakû était tout de même obligé de s’entraîner pour maîtriser la technique du bunshin no jutsu, sans quoi il n’arriverait pas à temps pour le prochain examen ayant lieu dans trois jours à l’académie. C’est donc devant chez Kira qu’ils se donnèrent rendez-vous. En voyant son ami, ce dernier s’exclama :
« Ben alors, qu’est ce qui t’es arrivé ? »
Il montra son front. Comprenant que le garçon parlait de son bandeau, il répliqua :
« Ha oui, ça. Ne t’inquiète pas, il n’y a rien de grave, je me suis pris une table. »
Kira éclata de rire. C’était bien le genre du jeune aspirant de tomber sur tous les trucs qui n’arrivaient jamais aux autres. Combien de fois il l’avait vu se prendre les pieds dans des tapis ou d’autres choses. Il savait son ami plus maladroit qu’il en avait l’air. Kira rejeta ses cheveux roux en arrière, avec le même air espiègle qui faisait de lui l’amuseur de la classe et à la fois le meilleur. Car il n’était pas qu’une grande gueule, sous ce masque se cachait un formidable talent et une intelligence hors du commun. Remarquable joueur d’échecs, personne n’osait vraiment l’affronter à part Dokakû et son professeur. Aucun des deux n’avait jamais gagné pour l’instant. On disait même qu’à une partie il avait réussi à faire match nul avec Shikamaru, un ninja du clan Nara, connu pour son extraordinaire intellect.
« Naturellement, tu veux venir à mon entraînement je suppose ? »
« Et comment ! Tu m’avais parlé d’une nouvelle technique encore mieux que la première, alors crois moi pour rien au monde je ne raterais ça ! »
Le jeune aspirant eut un sourire malicieux.
« Crois-moi tu ne vas pas être déçu ! »
Après une escalade périlleuse, les deux amis arrivèrent au sommet de la falaise des Campanules. Comme d’habitude le vent soufflait, c’était normal en altitude. Dokakû s’avança jusqu’au bord du précipice et déclara :
« Alors, Qu’est ce que tu en penses ? Magnifique, n’est ce pas ? »
Kira, qui était essoufflé par l’ascension, avait encore les bras appuyés sur ses genoux plié en deux. Il attendit quelques secondes et s’approcha à coté de son ami pour admirer la vue.
« C’est vrai, tu as choisis un endroit drôlement sympa, mais peut-être un peu dur à accéder, non ? »
« Justement, c’est fait exprès. Je n’aime pas trop qu’on me dérange pendant mon entraînement. »
Sur ce, le jeune aspirant se recula de quelques mètres et se prépara à malaxer son chakra. Il plaqua ses mains l’une contre l’autre sous les yeux avides de Kira qui attendait impatiemment le nouveau tour qu’allait joué son ami. Il y eut le petit tourbillon de poussière autour de lui se mélangeant au vent de la montagne, et tout en se concentrant sur la répartition de chakra qu’il devait effectuer, Dokakû fit le signe du tigre en s’exclamant :
"Bunshin no jutsu !"
[- 4 PC] La petite détonation, le nuage de fumée, et Dokakû se retrouva avec un clone à coté de lui ressemblant fortement à l’original, mais en un peu plus petit.
**Ouais, je me rapproche du but ! Voilà déjà un clone à peu près réussi !**
L’expression du jeune écrivain à coté de lui était assez semblable à celle qu’avait fait le surveillant de l’académie des lettres à la vue de l’apparence qu’avait prit Dokakû. Il balbutia quelque chose d’incompréhensible, puis éclata de rire. Son ami fit de même, tandis que le clone disparaissait dans un ‘’pouf’’ blanc. Après avoir repris sa respiration, Kira demanda :
« Ca alors, mais tu n’arrêteras jamais de m’étonner toi, hein ? Je me demande comment tu fais pour utiliser des techniques de ce genre. Finalement, c’est peut-être sympa d’être un ninja. »
« Attends, je vais recommencer, et tu me diras si c’est mieux cette fois. »
Le garçon se remit en position, malaxa son chakra de nouveau, et se concentra davantage à sa circulation. Il se fit une vision dans sa tête de toutes les autoroutes de chakra, une sorte de schéma, et s’appliqua à faire passer son énergie qu’il s’imaginait en rouge partout dans son corps. Après cela, il fit le mudra nécessaire à la réalisation de la technique et s’écria :
« Bunshin no jutsu ! »
[- 4 PC] Le même nuage blanc, et une seconde plus tard, on pouvait constater deux Dokakû l’un à coté de l’autre. Ils étaient totalement identiques. Kira était encore plus surpris, il ne savait pas très bien lequel était le vrai. Alors croyant que son ami en chair et en os se situait à droite, il voulut lui taper l’épaule pour le féliciter mais se rendit compte que sa main passait à travers. C’est alors qu’il se recula, étonné, et qu’il trébucha en arrière. Il essaya de reprendre son équilibre, mais les derniers centimètres du précipice sur lesquelles il se trouvait cédèrent, et Kira glissa dans le ravin.
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|  | | Dokakû Aspirant de Konoha

   Age : 15 Inscrit le : 09 Fév 2008 Messages : 45 Village : Konoha Clan : Kiroto Special : Genjutsu, dévoreur de livres, et musicien à ses heures .::RPG::. PV:
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| Sujet: Re: Entraînement de Dokakû Lun 17 Mar - 23:06 | |
| Entraînement au Bunshin no jutsu - 2ème jour (suite)
Jamais de toute sa vie Dokakû n’eut une telle poussée d’adrénaline. Lorsqu’il vit son ami tomber dans le ravin, son sang ne fit qu’un tour, et il senti comme une petite décharge électrique à l’intérieur de son cerveau. Rapide comme l’éclair, il se propulsa en avant pour porter secours à Kira, si vite que son pied fit une marque dans le sol au point d’appui. Au dernier moment, il parvint à toucher sa main, puis à la saisir. Mais emporté dans son élan, il tomba également, réussissant tout de même à se retenir au bord de la corniche de sa deuxième main. Tout cela s’était passé en un instant, et maintenant, il étaient tous les deux dans le vide, le jeune aspirant se retenant d’une main, tenant de l’autre un Kira totalement horrifié de ce qui lui arrivait. Le vent les battait comme de vulgaires poupées, ce qui les empêchait de bien se retenir. Malheureusement, Dokakû n’avait plus la force de remonter, et son ami n’allait pas tarder à lâcher.
« Ne regarde pas dans le vide surtout ! »
Au moment même où retentissait l’avertissement de Dokakû, son compagnon baissait la tête et constata, mortifié, que l’altitude était énorme. Ils n’avaient aucune chance d’en réchapper en cas de chute. C’était même si haut qu’il ne sentirait pas le sol, ils finiraient asphyxiés avant. Le cœur de chacun battait à deux cent à l’heure. Kira pouvait même l’entendre cogner contre ses côtes, comme un animal en proie à une folie incontrôlable qui voudrait s’échapper de sa prison. Le sang battait à ses tempes, le vent lui sifflait aux oreilles, faisant vite apparaître des bourdonnements sourds dans ses tympans. Il ne pourrait plus tenir plus d’une minute. Déjà, son bras s’ankylosait, hurlant de douleur contre celui qui lui faisait faire tant d’efforts. Le jeune écrivain essayait de ne pas penser à ses plaintes sourdes, mais il lui était impossible de faire autrement. Finalement, il s’écria, n’ayant plus aucune notion du volume à cause de ses bourdonnements incessants aux oreilles :
« C’est fini Doka, on ne pourra pas s’en sortir ! »
« Mais si, qu’est ce que tu racontes ? Ne dis pas ça ! »
Kira marqua une pause, ravalant sa salive et refoulant sa douleur, puis reprit :
« Non, on ne pourra pas s’en sortir si on est deux ! »
« Quoi ? »
Le jeune aspirant venait de comprendre. Son ami voulait se suicider. Se croyant trop lourd à porter pour Dokakû, il voulait lâcher prise pour qu’au moins l’un des deux puisse s’en sortir.
« Jamais, tu m’entends ? Tu ne dois pas lâcher, je te l’interdis ! »
« Il le faut bien pourtant ! Je n’aurais pas l’égoïsme de te laisser mourir avec moi ! »
C’était vrai. Si Kira lâchait, son ami pourrait s’en sortir. Mais accepter une telle chose équivalait à un suicide pour lui, jamais il ne pourrait vivre en ayant la mort de son ami sur la conscience. L’adolescent repoussa cette idée et se concentra sur la manière dont ils pouvaient s’en sortir tous les deux. A lui aussi, malgré son entraînement, il lui était de plus en plus difficile de tenir. Mais soudain, comme une vague submergeant les côtes, il se sentit envahi d’une montée de panique incontrôlable, comme si son cerveau et tout son être même refusaient cette situation, comme si tout cela n’était qu’un rêve, que cela ne pouvait pas s’arrêter ainsi. La mort. Il n’y avait jamais vraiment pensé. Il ne l’avait jamais vraiment envisagé. Le noir. L’errance pour l’éternité. La tristesse des proches. Dokakû était déjà allé à un enterrement, il ne pouvait pas admettre que son nom soit gravé sur l’une des tombes. Il ne pouvait pas admettre les visages remplis de larmes qui le pleurerait. Que l’on parle de lui au passé. Non, pas maintenant.
**Non, pas maintenant.**
Tout à coup, tout son être se rebella contre cette injustice. Il ne devait pas mourir. Son instinct de survie prenait le dessus, il voulait se battre. Se battre contre cette force qui l’attirait irrésistiblement dans le vide, lui et Kira. Kira. S’il ne le faisait pas pour lui-même, alors il le ferait pour son ami. Après tous les moments passés ensemble, il devait se montrer digne, prouver qu’il était capable de faire quelque chose pour les tirer de là.
« Ne lâche pas Kira ! Tout va bien se passer ! »
« Non, il en est hors de question ! »
Malgré la douleur lancinante dans ses épaules et ses membres supérieurs, il trouva la force de se tordre le cou pour répliquer à son ami dans les yeux :
« On va y arriver. Je suis ton ami, fais moi confiance. Même si c’est la dernière fois. »
Devant son expression confiante, Kira reprit courage et déclara :
« D’accord. »
Au fond de lui, le jeune aspirant était soulagé, mais il n’en montra pas l’ombre. Cette fois, l’intelligence, le sang-froid et la réflexion devait faire la différence.
« Bien, à présent, tu vas m’obéir. Tu vas faire tous ce que je te dis sans perdre de temps. »
Son interlocuteur hocha la tête.
« Il faut que tu réussisses à te raccrocher à ma jambe. Pour qu’on s’en sorte, il faut que j’aie mon bras droit de libre. »
Sans répondre, le garçon fit comme son ami lui disait. Ce n’était pas une mince affaire. A cause de ses membres ankylosés, se retenir à Dokakû était jusque là très difficile à supporter, mais effectuer des mouvements, c’était une véritable torture, au sens littéral du terme. Malgré cela, il réussit tout de même à se raccrocher à la jambe de son ami. A présent, il pouvait utiliser son bras droit. Il le secoua un peu pour refaire circuler le sang et faire partir les fourmillements, puis piocha dans sa sacoche.
**Bon, faisons l’inventaire. J’ai une bobine de fil de dix mètres, six kunais, huit shurikens, et divers autres objets qui ne me serviront pas.**
Il prit alors un bout de la bobine de fil qui se déroula, le tint avec ses dents, et prit un kunai. Il trancha le fil avec le kunai, planta celui-ci dans la roche à hauteur de ses épaules, et attacha d’une main avec un nœud ninja le fil à l’arme. Il attacha ensuite l’autre bout à sa ceinture. Il était maintenant relié à la paroi rocheuse avec un fil et un kunai. Il refit alors la même chose avec les autres kunais qui lui restaient, et se retrouva donc arrimé à la pierre par cinq kunais. Grâce à cela, il était déjà plus libre de ses mouvements et la pression se relâchait dans son bras gauche qui le retenait depuis déjà cinq minutes. Il saisi ensuite son sixième et dernier kunai, puis il releva la jambe gauche, celle que ne tenait pas le pauvre Kira, suspendu dans le vide, et chercha à attacher l’arme sous son pied. Malheureusement, d’une seule main, c’était très difficile, et il ne pouvait pas risquer de perdre leur chance de survie. Alors faisant confiance aux fils qui le retenait, il lâcha la main gauche une seconde très brève le temps de fixer le kunai sous le pied. Tendus au maximum, les liens résistèrent, mais ils ne pourraient plus supporter une deuxième grosse pression de la sorte. Enfin, avec un kunai attaché sous le pied, Dokakû pouvait prendre appui sur la paroi pour remonter. C’est ce qu’il fit. Dans un ultime effort, en bandant tous ses muscles, il plia son genou, le planta dans le roc, et déplia brusquement la jambe dans une impulsion. Ses deux bars étaient maintenant sur la corniche, comme son buste d’ailleurs. En dessous, Kira avait mal supporté le choc. C’en était trop pour lui. Il était à deux doigts de lâcher prise. Alors son ami se contorsionna et lui prit la main. Cette fois, en étant sur la terre ferme, il put l’aider à remonter pour de bon. Les deux compagnons étaient maintenant tous deux sur le bord de la corniche, à genoux reprenant leur souffle, complètement éreinté non seulement par la force physique mais aussi par le mental dont ils avaient dû faire preuve. Le jeune écrivain regarda son ami, il sourit, puis perdit connaissance.
[Dsl pour le double post dans la même journée mais ça ne rentrait pas] _________________

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|  | | Dokakû Aspirant de Konoha

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| Sujet: Re: Entraînement de Dokakû Mar 18 Mar - 22:41 | |
| Dokakû est dans sa chambre, comme à son habitude, il lit un livre parlant du genjutsu. Mais tout à coup, il entend un bruit. Derrière sa porte. Il tourne la tête, cherche à identifier le son. C’est alors qu’il regarde la porte. Celle-ci semble l’attirer irrésistiblement, ou plutôt non. La porte est attirée par Dokakû. Comme dans un film, elle s’approche de lui, insensiblement. Poussé par la curiosité, il se lève, et ouvre le battant. Ce lieu familier. Le jeune garçon est au bord de la falaise. Le bruit qu’il percevait était en fait le sifflement du vent, strident, comme pour le narguer. Devant lui, se tient son ami. Kira. Il est souriant. C’est alors que le bord de la falaise s’effrite. Le sol se dérobe sous son ami. Le jeune aspirant veut l’aider, mais la terre se transforme en main. Une main rugueuse, qui lui attrape la jambe, et le laisse impuissant voir son ami tomber dans le vide, une expression de terreur dans les yeux.
« Doka, sauve-moi ! Doka ! Dokakû ! »
« Non ! »
« Dokakû ! »
Le garçon ouvre les yeux. Immédiatement, il se leva et s’exclama :
« Kira ! »
Il sentit une pression sur son front. Ce n’était que la douce et rassurante main de sa mère qui cherchait à le calmer. Elle était agenouillée à coté de lui, lui murmurant des paroles sages, lentement, à la manière d’une brise fraîche d’été. Ce n’était qu’un cauchemar. Dokakû était trempé. Il transpirait de partout, la sueur lui coulant même dans les yeux. Ses mains étaient toutes tremblantes, et son cerveau avait encore du mal à assimiler qu’il se trouvait chez lui, et non sur la montagne au bord d’un ravin. Puis peu à peu, son esprit admit qu’il était dans son lit, et qu’il venait de rêver. Sa mère lui essuya la sueur sur son front et vérifia sa température. Puis elle lui souhaita bonne nuit en lui disant de se rendormir et quitta la chambre. La nuit ne fut pas de tout repos pour l’adolescent. Il ne réussit pas à se rendormir et quand il réussissait il se réveillait immédiatement, secoué de spasmes et de soubresauts.
Entraînement au Bunshin no jutsu - 3ème jour
Le lendemain, Kiroto découvrit un zombie descendant les escaliers. Son fils traîna les pieds et se laissa littéralement tomber sur la chaise qui n’avait d’ailleurs pas dû apprécier étant donné le bruit sinistre qu’elle fit. Elle n’osa pas lui parler, en ce moment même, avec la nuit qu’il avait passée, tout ce qu’il faisait était uniquement machinal. Il ne devait même pas sentir le goût des aliments qu’il absorbait. Ce n’est que quand il s’apprêtait à remonter pour faire sa toilette que sa mère risqua :
« Tu es sûr que tu veux aller t’entraîner aujourd’hui ? »
Le garçon ne dû pas entendre car il ne répondit pas.
Vingt minutes plus tard, Dokakû était prêt. Il s’était obligé à prendre une douche froide pour se remettre les idées en place. Et c’était donc revigoré qu’il repassa dans la cuisine, la sacoche en bandoulière et le regard moins hagard qu’au lever. Il saisit trois fruits en passant pour ne pas manquer de vitamines et partit en vitesse pour son entraînement après un bref « à tout à l’heure » à sa mère en train d’éplucher des légumes devant l’évier. Il savait que son ami Kira avait cours aujourd’hui, et espérait que sa nuit avait été meilleure que la sienne.
**Le pauvre ! Il n’est pas habitué à des trucs de ce genre, la prochaine fois qu’on se reverra, c’est sûr qu’on aura pas fini d’en parler !**
Maintenant, il fallait trouver un nouveau terrain d’entraînement. La montagne il en avait un peu assez. Il marcha donc dans le village sans savoir vraiment où aller, perdu dans les méandres de ses pensées. Où trouver un bon coin ? C’est alors que la réponse s’imposa à son esprit. L’académie des ninjas. Pourquoi n’y avait-il pas pensé avant ? C’était là qu’il s’entraînait toujours en cachette après les cours.
C’est donc en face des mannequins de l’académie que son choix était fait. Il s’entraînerait là au Bunshin no jutsu. La dernière fois, il avait réussi à faire un clone identique à lui-même. Mais il fallait en faire deux pour passer l’examen avec succès. C’est pourquoi il avait intérêt à réussir dés aujourd’hui car le jour tant attendu était le lendemain. Il se mit donc en position, chassant tous les souvenirs de la veille de son esprit pour réaliser la technique dans des conditions optimum. Ses mains claquèrent, et une fraction de seconde plus tard, un petit tourbillon se forma autour de lui. Il se concentra de nouveau à bien répartir son chakra partout dans son corps, puis fit le signe du tigre en s’exclamant :
« Bunshin no jutsu ! »
[- 4 PC] ‘’Un pouf’’ sonore, puis le nuage de fumée habituel s’estompa en faisant apparaître un, puis deux, et… deux et demie Dokakû. Et oui, il y avait un clone parfait, mais le second avait la taille d’un très petit gamin rachitique.
**Bon, au moins j’ai réussi à en faire deux, c’est déjà ça.**
Dans un deuxième ‘’pouf’’, les deux clones partirent en fumée devant l’expression perplexe du jeune aspirant. Il se demandait quelle serait l’expression des examinateurs devant un ratage pareil.
**Bon, il ne faut pas se laisser aller, je suis sûr que la prochaine sera la bonne !**
Le jeune aspirant fléchi les genoux, mit ses mains paume contre paume, et malaxa de nouveau son chakra. Cette fois, Dokakû mit moins de temps avant de faire le signe, mais sa concentration était intense et son envie de réussir énorme.
« Bunshin no jutsu ! »
[- 4 PC] Comme la fois précédente, le nuage de fumée blanc enveloppa le garçon. C’est quand il se dissipa que celui-ci sauta de joie. Enfin ! Devant ses yeux, il y avait bien deux clones de lui-même parfaitement identique à l’original.
« Ouais !!! Après tout ces efforts, je suis enfin prêt pour l’examen ! »
[Enfin je suis venu à bout de cet entraînement…dur dur de passer genin XD] _________________

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